Depuis un an, l’Athletic Club des Collines a pris possession de la piste d’Anvaing. Un club qui, officiellement, n’est pas reconnu par la LBFA.

Dans le sillage de Nafissatou Thiam, de la fratrie Borlée, Sacoor et autres Cheetahs dont notre régionale Camille Laus, l’athlé connaît un bel essor en Belgique et dans notre région où certains clubs accueillent de plus en plus de jeunes. Dans ce contexte, la création d’un nouveau club ne semble jamais être une mauvaise chose, surtout quand il peut disposer d’installations toutes neuves et de grande qualité.

Habitué à fouler la piste d’Anvaing depuis septembre 2019, l’Athletic Club des Collines a pourtant bien du mal à se faire accepter dans un milieu qui ne semble pas prêt à lui ouvrir complètement ses portes. Michel Vandenhende, un des responsables du club frasnois, explique la situation complexe: «Une demande d’affiliation à la ligue francophone a été introduite avant la saison précédente. Demande acceptée par le comité directeur de la LBFA mais qui a fait l’objet d’un vote d’opposition de certains clubs… voisins! Et cela pour des raisons qui nous échappent un peu. L’un jalouserait notre jeune club de disposer d’installations neuves et subsidiées alors que lui, plus ancien, n’a pas reçu les mêmes aides de la région wallonne. Un autre aurait peur qu’on lui prenne des athlètes. Et un troisième aurait préféré qu’on s’associe à lui pour être plus performant en interclubs.»

Trois positions que l’ACDC ne comprend pas trop… «On n’a rien à voir avec cette histoire de subsides, notre club ayant vu le jour bien après leur attribution à Frasnes-lez-Buissenal plutôt qu’à une autre commune. On n’est pas là pour débaucher des athlètes. Et on ne sera pas fort utile en interclubs, notre soixantaine d’affiliés étant majoritairement de jeunes débutants, pointe Michel Vandenhende qui aspire à une issue favorable lors de la prochaine AG de la LBFA. Prévue le 26 octobre, elle a été avancée au 12. On ne pourra pas y présenter nos arguments, on pourra juste y faire lire une lettre! Il nous faut une majorité simple des autres clubs pour qu’on soit à notre tour affilié. On espère que certains ne feront pas du lobbying en notre défaveur pour convaincre de rejeter notre demande d’affiliation. Mais j’ai bon espoir. J’étais à Nivelles le week-end dernier pour le national masters et d’autres dirigeants n’en revenaient pas de notre situation! Comme eux, je pensais que s’affilier à la LBFA serait une simple formalité. Ça se transforme en un parcours du combattant. Espérons que ça ne tourne pas au calvaire!»

Source:L.D. – L’Avenir

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